Le
Chasséen est une culture
préhistorique du
Néolithique moyen.
Le Chasséen tire son nom du site de Chassey-le-Camp, localité de Saône-et-Loire, où ses éléments ont été décrits pour la première fois, par J. Déchelette en 1912. Le terme est repris par J. Arnal en 1950 pour désigner l'ensemble des productions de ce qu'on appelait alors le Néolithique occidental (Windmill Hill, Almeriense, Michelsberg, Lagozza, Cortaillod, etc.). Rapidement, cette définition trop englobante est révisée par R. Riquet (1959) qui ne retient l'étiquette chasséenne que pour les productions du Néolithique moyen français. On distingue depuis un Chasséen méridional (Midi-Pyrénées, Auvergne, Languedoc, Roussillon, Provence, Rhône-Alpes, Ligurie et nord de l'Italie) et un Chasséen septentrional (Picardie, nord de Paris).
Chronologiquement, ses datations se situent entre 4300 et 3 500 ans av. J.-C. Les chasséens étaient des pasteurs et des agriculteurs, produisaient une Poterie de bonne qualité mais peu décorée, et occupaient les grandes plaines et plateaux. Ils n'avaient aucune Métallurgie (apparue plus tard, à la fin du Néolithique) mais maîtrisaient particulièrement le travail du Silex importé d'affleurements bédouliens des monts du Vaucluse et débité par pression sous forme de lamelles. Ils vivaient dans des maisons (dont certaines fabriquées à partir de briques crues) regroupées en villages et ils avaient un système assez élaboré d'organisation sociale.
Un exemple d'établissement
Les fouilles sur la
ZAC de Bercy à Paris, ont mis au jour la présence d'un village de la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la
Seine, dévoilant un mobilier
archéologique exceptionnel : pirogues de
Bois, poteries,
arcs et flèches,
outils en
OS et en
pierre.